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 the broken one (george and bill)

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William Weasley
owl box : 91
pseudo : schreave (leslie).
avatar, © : sam heughan, granger.
multinicks : fleur, le clan weasley.
age : vingt-neuf ans.
job : employé chez gringotts.
relationship : éperdument amoureux de sa femme qui porte leur premier enfant.
blood status : une pureté dont il n'a jamais eut que faire et dont il ne comprend pas quelle puisse avoir une quelconque importance aux yeux de qui que ce soit.
patronus : un paon, fier et gorgé de couleurs.

( APARECIUM )
RP : on
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MessageSujet: the broken one (george and bill)   the broken one (george and bill) EmptySam 2 Sep - 17:58




The Earth is littered
with the ruins of empires
that believed they were eternal.

La devanture n’avait pas changée, conforme aux souvenirs qu’il en avait gardé. Planté devant la boutique née de l’imagination farfelue de ses frères cadets, Bill était en proie à un dilemme silencieux. Entrer ou ne pas entrer. Il lui suffisait de transplaner pour disparaître dans les airs et rentrer chez lui, où Fleur l’attendait. Cela aurait été plus simple. Bill n’était sans percevoir le ridicule de la situation dans laquelle il se trouvait. Il angoissait à l’idée de voir George. George. C’était franchement pathétique et, au delà de cela, cela ne leur ressemblait pas. Bill avait toujours eut à cœur d’entretenir de bonnes relations avec ses cadets (quand bien même il avait naturellement l’expérience des conflits, ces derniers étant pour le moins incontournables dans toute fratrie digne de ce nom). Il connaissait les disputes, mais le tournant qu’avait pris sa relation avec George le chagrinait bien davantage. Cela allait bien au delà d’une bête dispute qu’un bête « pardon » marmonné de mauvaise grâce suffirait à régler. Le conflit qui opposait Bill à son frère était de ceux qu’on devait traiter avec le plus grand soin et l’aîné de la fratrie commençait à manquer d’idées pour désamorcer la chose. Il en était arrivé à un point où il craignait de se retrouver seul avec George, allant jusqu’à quasiment l’éviter. Ce n’était pas la solution, bien sûr. Ce n’était pas ce que Bill voulait et il aimait à penser que son frère ressentait la même chose au fond de lui. Il ne pouvait que l’espérer. Il se rassurait avec cette idée, sans y croire totalement. Dans un élan de courage et de lassitude, Bill poussa la porte et pénétra dans la boutique de farces et attrapes. Elle était relativement calme à cette heure et Bill se fraya sans peine un chemin parmi les couloirs tortueux du commerce. Il avait décidé de passer voir George en espérant que son frère verrait en ce geste un signe de paix. Non pas que Bill estime à avoir à présenter des excuses quelconques. Ce n’était pas le cas. Il n’avait rien fait de mal. Il prenait sur lui, là. Il était l’aîné, celui duquel on devait attendre un comportement mature. Il n’avait de cesse de se museler, depuis quelques temps. Il se mordait la lèvre, gardant pour lui les commentaires qui se bousculaient sur ses lèvres. Il ne savait pas combien de temps il allait pouvoir poursuivre dans cette voie. Ce fut donc plein de bonne volonté que Bill rejoignit le fond de la boutique pour aller au contact de son frère. Avec un peu de chance, peut-être que ce dernier serait de bonne humeur. Bill avait envie de rire de sa propre naïveté. Une fois arrivé au fond de la salle, il s’appuya contre le comptoir encombré. « George ? » Lança-t-il à voix haute tout en guettant les recoins de la boutique, tâchant d’y déceler une chevelure rousse reconnaissable. Finalement, il se perdit dans la contemplation familière du magasin. C’était un lieu particulièrement représentatif de l’état d’esprit de ses propriétaires. Bill y revoyait totalement les jumeaux, ou du moins ce qu’ils avaient l’habitude d’être. Le cœur de Bill se serra, comme toujours lorsque Fred et George s’invitaient dans ses pensées. Le premier était parti, à jamais hors d’atteinte et si le second respirait toujours, il n’était plus que le fantôme délavé du frère dont Bill avait gardé le souvenir. La triste vérité, c’était que, sans Fred, George n’était plus vraiment George. Bill fut agité par un frisson cette idée et noua ses bras sur son torse musclé. Il ne lui fallait pas penser ainsi et pourtant, dans un endroit aussi lié aux jumeaux, c’était pour le moins inévitable.

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'Cause we were just kids
when we fell in love
Not knowing what it was
I will not give you up this time
But darling, just kiss me slow,
your heart is all I own
And in your eyes you're holding mine
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George Weasley
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pseudo : spf/morgane.
avatar, © : oliver dale, marine.
multinicks : none.
age : 21 guns.
job : co-owner of weasleys' wizard wheezes.
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blood status : pureblood.
patronus : can't make one anymore.

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MessageSujet: Re: the broken one (george and bill)   the broken one (george and bill) EmptyLun 4 Sep - 18:58

Il n'a pas vraiment le cœur à parler aux clients, à rire avec eux, à les conseiller sur tel ou tel produit, aujourd'hui, George. Mais c'est qu'aussi, il n'a jamais vraiment le cœur à parler aux clients. Il n'a jamais vraiment très envie d'ouvrir les portes de la boutique et de retourner le petit signe open de la devanture. Mais il n'a pas le choix. Il faut le faire. Il faut vendre, il faut écouler les stocks car il faut qu'un minimum de revenus puisse se glisser dans son compte en banque pour payer factures et loyer, pour payer clopes et vodka bon marché. Il n'y a pas grand monde, aujourd'hui, il se balade dans les rayons en rangeant nonchalamment certains objets. Il met les choses en place, rectifie une ligne pas droite, ramasse un clown tombé par terre ou aligne des pastilles pas alignées. Il est loin le temps où il chantait dans le magasin, le temps où ils étaient deux à contrôler chaque mouvement de la bête. Il essaye de ne pas penser à tout ça, George. S'il y pense trop il devra fermer boutique, s'il y pense trop il devra partir loin, peut-être même se glisser dans le métro Moldu et observer d'autres gens. Observer des gens heureux. C'est étrange comme occupation. Ça le change. Après il faut rentrer, trouver une ruelle pour transplanner. Ou même reprendre le métro et puis marcher. Ou courir. Parfois courir ça change les idées… ça tue les idées qui doivent être tuées. Des fois George sort courir, il oublie tout et se contente de bouger des jambes endolories. Et là, il vient juste de repenser à quelque chose, à des comptes qu'il n'a pas fait, à des commendes qu'il n'a pas envoyé, alors il dévale les escaliers et se mets à courir vers l'arrière boutique.
George part du principe que quiconque a besoin d'aide l'appellera. Alors quand il entend un autre client entrer il reste dans l'arrière boutique. Il ne pipe pas mot, continue à regarder ses comptes. Il entend des pas se diriger vers lui, se dit que c'est sûrement un curieux. Un gamin qui veut explorer le magasin de farces et attrapes. Ça le dérange pas, à George. Il a fait bien pire. À la place du gosse, il aurait déjà volé deux trois bonbons et fait tomber la moitié d'une étagère. Qu'on laisse les enfants s'amuser, qu'on laisse les seuls gens innocents qu'on connaît en profiter. Mais les pas se dirigent toujours dans sa direction. Il finit enfin par reconnaître un pas lourd, un pas d'homme. Au même moment, il entend son nom. Son nom prononcé par une voix beaucoup trop familière. « Bill ? » Il lève la tête, sort de son recoin. Et c'est bien son frère qui est dans sa boutique, tout absorbé dans la contemplation de la boutique. « Qu'est-ce que tu fais là ? » lui demande George. Ça, Bill, c'est un pourquoi silencieux parsemé de reproches et de regrets, un pourquoi contradictoire représentatif de l'état d'esprit de George qui ne sait que penser de la visite surprise de son grand frère. Qui ne sait s'il doit s'excuser, s'il doit ignorer les colères passer, prétendre que tout va bien, que la vie roule, que son cœur bat, qu'il sourit chaque matin en se levant. Est-ce qu'avec son propre frère on ne devrait pas pouvoir être réel ? On ne devrait pas pouvoir avoir le droit d'ôter un masque ?

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MessageSujet: Re: the broken one (george and bill)   the broken one (george and bill) EmptyMar 5 Sep - 12:53




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Bill n’aurait jamais cru ressentir une chose pareille : être mal-à-l’aise en présence d’un membre de sa famille. Les Weasley avaient pour ainsi dire grandis les uns sur les autres, entassés au sein du Terrier et Bill n’avait jamais éprouvé le moindre malaise à l’égard des membres de sa famille. Il y avait quelque chose de foncièrement inconfortable dans le fait de prendre conscience qu’on ne pouvait pas être pleinement soit même en présence de son propre sang. Voilà où ils en étaient rendus. Au point où les deux frères ne pouvaient même plus se tenir dans la même pièce sans qu’un malaise palpable ne s’installe entre eux. Bill était presque anxieux à l’idée de voir son cadet, un sentiment particulièrement ridicule mais qu’il ne parvenait guère à taire. Il ne connaissait plus George, plus vraiment. La disparition de Fred l’avait profondément marqué, altérant totalement sa personnalité. Bill avait presque le sentiment d’avoir perdu deux frères ce jour là (trois en comptant Ron, qui se voyait lui aussi consumé par une colère et une rancune sourde qu’il avait toutes les difficultés du monde à dompter). Il y avait quelque chose de foncièrement triste dans le fait de réaliser que sans Fred, George n’était plus vraiment George. « Bill ? » L’intéressé tourna vivement la tête pour découvrir son frère qui se frayait un chemin jusqu’à lui. Il ne suintait pas franchement l’enthousiasme, vision fantomatique du garçon qu’il avait été il n’y a pas si longtemps. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Cela aurait pu être une question lambda si elle n’avait pas été prononcée sur un ton presque accusateur. Dans la voix de George suintait une colère ourlée de reproches à laquelle Bill peinait encore à se familiariser. Une partie de lui n'aspirait qu'à rétorquer, à dire à George qu'il n'avait rien fait pour justifier cette colère palpable. Cette partie, Bill la faisait taire tant bien que mal, acte qui lui demandait une sacrée part de self-control. Ainsi il ménageait George, ou du moins c'était là ce dont il essayait de se persuader. Refoulant bon nombre d'émotions, Bill se fendit d'un sourire un peu figé. Il détestait ce malaise entre eux deux, ce malaise qui n'aurait même pas dut exister, mais il ne savait pas quoi faire pour le désamorcer. Il y avait quelque chose dans le regard de George, un éclat peu enthousiasmant, qui l'insistait à croire que tous ses efforts demeureraient invariablement vains. « Je passais dans le coin » menti Bill, avec un aplomb mois prononcé qu'à l'accoutumée. Il s'efforçait de conserver un ton somme toute assez neutre, posé et agréable, comme pour inviter son frère à faire de même. Bill cherchait ses mots. Lui qui avait toujours réussi à aligner ces derniers sans peine d'aucune sorte, voilà que c'était la présence de son frère qui venait à bout de cette aisance naturelle. « Comment vont les affaires ? » Une question sans risque, ou du moins l'espérait-il. A vrai dire, il en doutait. Bill avait l'impression que sa belle éloquence se retournait contre lui depuis quelques temps. Ses mots étaient autant de boulets de démolition à même de briser encore un peu plus sa relation déjà bien mise à mal avec son petit frère.

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