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 overdose (malicia)

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MessageSujet: overdose (malicia)   Mar 29 Aoû - 15:44




YOU ARE MY OVERDOSE, MY POISON, MY DIAMANT, MY PERSEPHONE
( music theme )
Viens me retrouver au Greedy Skull,
Chambre douze, voici la clé.
Ton capitaine.

PS : Balthazar adore les miamhiboux.


Il avait envoyé ce courrier en griffonnant d'un trait avec sa plume, d'une écriture bancale, pas soignée avant de rouler le parchemin autour de la patte de son hibou grand-duc au regard perçant et d'y glisser une grosse clé à l'ancienne. Greedy Skull, une auberge miteuse à la façade sale. Elle était en quelque sorte, le quartier général du capitaine et il avait invité à plusieurs reprises les membres de son équipe après les entraînements dedans à boire, à manger, à finalement, se prendre pour les rois du monde. Mais à chaque fois qu'il avait organisé ça, une absente avait été volontairement exclue. Le numéro quatorze ou Spinnet. En effet, Marcus lui faisait subir volontairement un traitement dur et injuste tout simplement parce qu'elle avait appartenu à gryffondor, qu'elle avait été dans la même équipe que ce petit Potter et tout simplement parce que ça l'amusait. Marcus se complaisait dans ce comportement abject et de parfait machiste depuis tellement de temps, qu'il fut surpris quand il avait vu débarqué Alicia dans ses vestiaires il y a seulement quelques jours. Alicia l'a giflé. Elle a essayé d'abîmer son beau visage et elle l'a mordu, la lionne. Elle l'a insulté, elle l'a rabaissé et Marcus doit admettre que depuis ce jour, il ne cesse d'y penser. C'était excitant. Oui, c'était tendue, c'était fort, c'était intense et finalement, la seule réponse que le capitaine lui a donné, c'est un baiser. Pas un beau baiser langoureux qu'un prince offre à une princesse, mais un baiser où se mord les lèvres à sang, où on se bat littéralement pour dominer l'autre. D'un baiser à un autre, Flint et Spinnet ont fini par dépasser la limite, juste sous la ceinture.
Ainsi, ce sentiment ne le quitte pas depuis quelques jours. Il ne cesse d'y penser, il dort mal, il se sent étrange. C'est un sentiment difficile à expliquer, car Marcus, on le sait tous, aime les femmes et a eu plusieurs aventures, parfois d'un soir, parfois de quelques heures, parfois plus longues. La luxure est un domaine dans lequel il se complaît, mais avec Spinnet, c'est différent. Oui, différent. C'est l'envie de dominer l'autre, de s'imposer car elle n'est pas docile, elle ne se laisse pas faire, elle est une lionne et ça, c'est nouveau chez le capitaine. Elles sont à genoux, sauf elle. Ca l'intrigue, ça l’interpelle, ça le fascine, ça l'obsède, ça le hante.

Voilà pourquoi il laisse son rapace s'envoler à travers les fenêtres de son appartement. Il l'observe un long moment avant de refermer cette fenêtre. Quelle sera la réponse d'Alicia ? Imprévisible. Après tout, c'est un ouragan, une tempête, un typhon cette fille. Même Marcus ne peut pas prévoir ce qu'elle va faire, mais il est intrigué autant par elle, que par son propre comportement. Il a baissé sa garde, il lui donne une occasion de le voir dans son intimité, ailleurs qu'à l'entraînement. Le jeune homme ramasse ses clés, ses affaires avant de rejoindre l'auberge dans l'allée des embrumes. Elle n'est située qu'à quelques pas de chez lui. Il y pénètre, s'approche du gérant pour réclamer la clé de la chambre, le double étant en route pour rejoindre Spinnet. Quand il entre à l'intérieur, il referme la porte, prend soin à retirer la clé pour ne pas bloquer Alicia si elle se décide à le rejoindre. Il fait les cents pas rapidement Marcus, car Marcus, il n'est pas du tout patient. Il crève de chaud, la chaleur venue de l'extérieur est usante et il préfère fermer les volets, laissant quelques traits de lumière traverser la pièce pour l'éclairer faiblement. Le voilà qu'il passe une main dans sa chevelure ébène qu'il rabat en arrière, sentant quelques perles de sueur naître à l'orée de son front.

Ca se déclenche.
Le verrou tombe.


Il ne sait dire combien de temps il a attendu Marcus, trop longtemps quand la porte se décide à s'ouvrir sur la silhouette insoumise d'Alicia. Elle est là, elle est comme un diamant brute qui ne demande qu'à être taillée. Ne lui saute pas dessus. Parce que c'est l'impulsion qu'il a, lui qui garde les mains dans les poches, d'un air faussement nonchalant. Il affiche un sourire fier, un sourire narquois qu'on lui connait bien, comme s'il avait gagné avant même le début du match. « Spinnet. » dit-il pour rompre le silence, non sans y ajouter volontairement une accentuer sur la première syllabe du nom. Il n'avance pas, il reste dans le coin de la chambre à côté de la fenêtre. Il refuse de plier, il refuse de donner l'impression qu'il perd pied, car ce n'est pas ça. Il est Marcus Flint, il est fort, il ne courbe pas l'échine, jamais. « Alors comme ça... » il se décide enfin à avancer, le capitaine. Quelques pas jusqu'à venir à hauteur de la sorcière, qu'il domaine aisément de sa taille. Il la pousse légèrement contre le mur, pose son avant-bras droit contre celui-ci et de sa main gauche, lui soulève le menton pour l'obliger à croiser son regard. Son sourire est à la fois tendre et victorieux, doux et inquisiteur. « On se jette dans la gueule du loup ? » il lâche un rire sarcastique, non sans rompre le contact visuel. « Je m'attendais à mieux de ta part, Alicia. » souffle-t-il sans détacher son corps du sien.

Elle est comme du poison.
Elle enivre les sens,
Elle émousse la raison,
Elle est l'ivresse,
d'une tentation impure.

_________________


    THERE ARE NO MEN LIKE ME ONLY ME
    from the moment I met you, all those years ago, not a day has gone by when I haven't thought of you. And now that I'm with you again (...) I'm in agony. The closer I get to you, the worse it gets. The thought of not being with you- I can't breath. I'm haunted by the kiss that you should never have given me. My heart is beating, hoping that kiss will not become a scar. You are in my very soul, tormenting me.
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MessageSujet: Re: overdose (malicia)   Mar 29 Aoû - 20:39

Et les profondeurs de son être,
ne sont que le reflet du laisser paraître.


Juste quelques mots d'une prose honnête qui se fourvoie au travers d'un poème. Pour mieux se dissimuler, pour mieux noyer le poisson – pour le dire de manière plus familière. Le lire et l'entendre prononcer sont deux choses fortement distinctes. Le premier est bien plus individuel, le second le rend davantage réel. Tu aimais cela, faire la lecture en solitaire, énoncer chaque mot pour la valeur seule qu'ils ont pour son propre auteur. Un auteur encore novice dans la profession mais que tu affectionnais tout de même pour son talent de poète. Nul besoin d'être un esprit avisé ou même érudit pour saisir la portée de ces termes, il suffit juste d'une once de bon sens, d'intuition et un savoir faire pour déchiffrer le déguisement entre les lignes. Subtile  était sa prose, implicite était son sens. Le temps, tu appréciais le décliner en toute tranquillité, profitant des minutes qu'une heure peut offrir à l'être humain. Cet entité qui a tendance à se nuire à elle-même pour une soif de pouvoir, de cupidité qui ne lui scié par le moins du monde. Demain n'est qu'une promesse vague, une incertitude sur laquelle danse la population de la planète, encore et toujours. Ne promet jamais, on ne les tiens jamais. Auparavant, tu aurais été la première à jurer – en ce temps là, seule une parole donnée suffisait – mais aujourd'hui tout est différent. L'univers, le monde, l'existence, le quotidien, tout. On t'avait conseillé de reprendre tes marques, de t'adonner à des petits plaisirs qui délimitent un paramètre de sécurité. Et lire en solitaire en faisait parti. Assise confortablement dans un des deux fauteuils du salon, le dos calé contre la méridienne, ton bouquin à la main, ton regard d'obsidienne parcourt les lignes d'écriture tandis que ta voix s'élève pour conter le recueil lyrique. Installé sur l'accoudoir – juste derrière ta tête – ton compagnon de longue date ronronne d'un plaisir qu'il est l'unique à partager. Un bruit qui transperce avec le silence de ton appartement cosy. Un lieu de vie qui est tien et qui te ressemble sans le moindre doute. Parfois, tu te remémores l'interrogation de ton jeune frère. Pourquoi tu ne restes pas vivre avec nous Allie ? Tu ne pouvais pas lui dire la vérité, celle de ton besoin de t'éloigner d'une vie où l'autrefois hante encore parfois tes nuits.

Des nuits précédentes, n'en reste qu'un visage pour lequel tu as nourris de la haine. Une expression mystérieuse et fiévreuse à la fois, deux émeraudes qui te sondent comme un prédateur se délecte d'intimider sa proie. L'inconscience viendrait-elle te jouer des tours, mon hirondelle ? Un désir prometteur d'un véritable désordre comme d'un foutu désastre ? Ta conscience ricane. Vile traitresse qui ne sait faire que cela. Le feulement colérique presque offensif d'Aramis te tire de ta rêverie passagère tandis que le chat saute gracieusement au devant de la baie vitrée qui donne sur le balcon. Ton attention se pose alors que le volatile élancé dont l'identité ne fait aucun doute sur son propriétaire. La boule de poils miaule d'un agacement sans nom et revêtit sa facette possessive. Tu te lèves – déposant ton livre sur la petite table basse – en direction du balcon non caresser la robe neigeuse de ton animal. Une caresse affectueuse qui le  tempère mais son énervement ne disparaît pas pour autant. Perché sur le rebord de la barrière, le grand-duc est messager d'une missive que tu récupères. Qu'est-ce que pouvait bien te vouloir Marcus ? Votre dernière entrevue remonter à quelques jours. Une durée plutôt courte lorsque tu repenses à ce qui s'est passé entre vous. L'impulsivité avait devancée ta raison comme une reine promulgue un échec au roi, comme le dieu des enfers avait sournoisement – et par vengeance – enlevé Perséphone. Tu l'avais provoqué, tu l'avais humilié par les mots et tu avais oser là où tant d'autres personnes ne s'était pas aventurées. La violence n'apportait rien de bon, mais il t'avait semblé impossible de contenir le flot immense du brasier. Les flammes n'ont cessées de grandir ce jour-là, devenant virulentes à chaque minutes que consommait la trotteuse de l'horloge. Tu étais conquérante, tu étais vaillante et pourtant tu avais accepté le combat d'un corps à corps charnel. Passion soupirante, passion d'une découverte. Tu secoues la tête pour remettre de l'ordre dans tes idées tout en prenant connaissance de la correspondance du sorcier. Quelques mots, encore. Juste des mots qui te rendent sceptique, perplexe pour ne pas dire quelque peu perdu. L'esquisse d'un rire jaune résonne alors qu'une clé ancienne tombe dans la paume de ta main. Ton capitaine, avait-il signé d'une écriture mal assurée mais qui n'enlevait en rien la ruse d'un esprit malin tel que celui de Marcus. Il veut à nouveau s'amuser. Etre celui qui aurait le dessus, te montrer le rang d'une supériorité à laquelle il pense avoir droit. Tu ne dois pas t'y rendre mon hirondelle, tes ailes commencent seulement a reprendre leur envol. Tu attrapes un miamhiboux dans le sac en cuir accroché sur la rambarde pour le donner au volatile. Un hululement qui se rapproche du sentiment de satisfaction et un battement d'aile plus tard, l'hibou s'envole vers un ciel où le règne du soleil laissera bientôt sa place à celui de la lune. Tu refermes la grande porte fenêtre, tes pensées en ébullition. Jeu stupide ou juste demande pour le cadre professionnel, le but du meneur de l'équipe serait le même : te remettre à ta place.

User du transpplanage, c'est avoir tout simplement recourt à l'esprit pratique. En vivant au sein de la capitale, tu avais pris de la distance mais c'était bien comme cela. L'allée des Embrumes, l'auberge délabrée qui accueille au minimum que les esprits poussiéreux d'un monde arriéré, enchainé. Une maison parfaite pour les fantômes et les vipères, murmures-tu dans ta barbe. En montant les escaliers menant au point de rendez-vous donné, tu ne peux t'empêcher d'observer tout ce qui t'entoure. Mesure de prudence, besoin de prendre connaissance de l'environnement dans lequel met les pieds. A ses derniers, tu témoignes de la compagnie d'un monticule de poussière – calibre d'un boursouflet – rouler avant de se coincer dans les rainures de la porte de la chambre douze. Accueil plutôt mortuaire, ce commerce n'a rien pour plaire. Tu glisses ta main gauche dans la poche arrière de ta salopette short en jean – non sans frôler du bout des doigts ta baguette magique – pour y récupérer la clé que tu glisses dans la serrure. En l'ouvrant, tu te prêtais au jeu d'un reptile fielleux et déloyal, mais n'était ce pas la caractéristique du lion de remporter la bataille ? Tu tournes l'objet d'acier puis ouvrir la porte principal. Tu la pousses d'un geste lent avant de la balayer d'un mouvement circulaire pour y trouver le gabarit élancé et impérieux du sorcier. La pièce est plongée dans une semi pénombre où quelques rayons de lumières ce sont frayés un chemin. Le silence s'accorde en harmonie avec l'ambiance terne des lieux, un silence étranger à l'homme mais coutumier pour toi. « Spinnet. » Ah le revoilà ce sourire condescendant qui danse avec le besoin d'être en équilibre sur le fil de la mauvaise goguenardise. Tu récupères, la clé avant de fermer la porte d'un coup de pied nonchalant. Tu ne prends même pas la peine de rétorquer comme tu ne prends même pas la peine de le regarder. « Alors comme ça... ». Il ne s'enrichit d'aucune marque de politesse pour s'approcher de toi, des pas qui instinctivement te pousser à reculer. Dos contre le mur, par votre écart de taille il te domine sans grand effort, c'est un fait réel sur lequel on ne pas grand chose. Une main prend appui contre le mur, de l'autre il relève ton menton du bout des doigts pour enfin établir un horizon visuel commun. Il souhaitait cette ancre de vision, ses pupilles parlent pour lui. C'est un portrait contre lequel tu ne peux rien, Marcus. Il te toise quelques instants à la recherche d'une émotion quelconque mais il ne trouvera rien, strictement rien. Un rictus mi gracieux, mi vainqueur, il poursuit. « On se jette dans la gueule du loup ? ». Il se délecte de la situation et l'ironie de son timbre n'est qu'un accessoire. Tu te contentes d'hausser les épaules avec une lassitude décontracté bien que l'ennui se faufile au cœur du son. « Oui. Par ailleurs je me suis posé la question si tu préférais le mouton ou la chèvre ? ». Tes paroles respirent l'ironie comme la harpe défend son registre classique. « Je m'attendais à mieux de ta part, Alicia. ». Glisse-t-il dans un souffle sans pour autant quitter l'encre de tes yeux. Il use de ton appellation, cela ne t'échappe guère et pour une raison limpide : dans sa bouche ton prénom prend la signification d'un pêché. Sa proximité empiète un peu trop sur ton espace vital, sa présence aspirant presque tout l'oxygène de la pièce. Ta main gauche entoure le poignet de sa main pour l'abaisser et tu secoues la tête d'un geste négatif. « Il y a le plus, il y a le moins. Il y a ce que tu es et que je ne serais jamais. ». Un murmure à peine audible alors que ton nez frôle le sien, soutenant l'empreinte de ses iris limpides tel le paysage fertile d'une forêt. « C'est un jeu auquel je n'ai pas envie de jouer, surtout pour satisfaire les heures immobiles de ta petite vie. ». Lui dis-tu tout en glissant la clé dans l'une des poches de son pantalon. Le périmètre de ta cage se limite à la distance de son corps proche du tien, de son bras tendu contre le mur effleurant ta joue. Marcus t'accorde que peu de terrain sur lequel œuvrer. Tu es dans une pièce qui semble lui appartenir, un semblant de dominance flirte dans ses pupilles qui scintillent telle de la glace.

Parait dans le jour, montre-toi.
Ou disparaît dans la nuit, laisse-moi.

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MessageSujet: Re: overdose (malicia)   Mer 30 Aoû - 16:57


« Oui. Par ailleurs je me suis posée la question si tu préférais le mouton ou la chèvre ? »
Ah. D'accord. Elle veut jouer. On va jouer, chérie. Il aime ça jouer, Marcus, mais il a horreur de perdre. Il exacerbe la défaite. Il ne va rien laisser à Spinnet. Il va bouffer toute crue. Il est le grand méchant loup, elle est le petit chaperon rouge. Dommage pour toi, Alicia. Dommage, car se battre c'est bien, c'est beau, c'est noble. Mais Marcus ne suit pas les mêmes règles que toi. Lui, il triche, ça ne lui fait pas peur. C'est sa manière de jouer. Et Spinnet, en venant ici, t'as déjà vendu ton âme au diable. T'as déjà perdu la partie, sans le savoir. « Je préfère le mouton, c'est plus tendre que la chèvre. » tu comprends Spinnet ? Tu comprend qu'il n'est ni le mouton, ni la chèvre. Il est le loup. Et un loup, ça mange la chèvre, comme le mouton. Mais Marcus, il est dans l'erreur. Il pense qu'il va gagner trop facilement. Comme à chaque fois, c'est son tord, lui le capitaine. Annoncer la victoire avant de la saisir. C'est un défaut. Un de plus, la collection est très longue. Alicia a plus de ressources qu'un mouton, après tout, c'est une lionne. Et les lions aussi, sont des chasseurs, pas des proies. Mauvaise pioche, capitaine Flint. « Il y a le plus, il y a le moins. Il y a ce que tu es et que je ne serais jamais. » ça l'énerve. Le jeu ça l'amuse un peu, mais ça l'agace tout aussi vite. Il fonctionne par pulsions, Marcus. Il écoute ses instincts, même les plus primaires. Et là, ça le pique au vif. Dans sa chaire, dans son être, dans sa saloperie de fierté, surtout. C'est surtout ça qui fait mal. Il arque un sourcil, mais ne recule pas, ne bouge pas. Il veut garder ce sentiment de domination. Se sentir puissant en toute circonstance. Il ne veut rien laisser à Alicia, surtout pas ça. « Qu'est ce que tu veux, Spinnet !? Tu te crois supérieur à moi ? Laisse moi rire. » et il rit. Faussement, mais il rit. Spinnet glisse la clé dans la poche de son pantalon. Elle veut lui faire croire qu'il a perdu ? Il ne renonce pas. Jamais. C'est sans doute leur unique point commun, entre Flint et Spinnet, entre le numéro quatorze et le numéro neuf. Ils ne lâchent rien, jamais rien. Ni l'un, ni l'autre. La lionne et le loup qui disputent la même proie, le même bout de gras. Ca fait des étincelles. « C'est un jeu auquel je n'ai pas envie de jouer, surtout pour satisfaire les heures immobiles de ta petite vie. » nouveau rire, mais cette-fois, ce n'est pas un rire qui nargue, qui ironise la situation. C'est un rire vexé. Le capitaine tient à sa fierté plus qu'à tout, ou presque. Il n'aime pas l'attitude de la gamine, il a envie de la baffer, de la cogner, de voir si la couleur de son sang est différente de la sienne. Mais non. Les principes avant tout. On ne frappe pas une femme, jamais comme dirait le père. Tss.
Alors le sorcier recule et lâche le contact visuel. La proximité s’estompe. La chaleur redescend. Ou pas. Non. Pas du tout. L'envie change, elle se mélange, elle se transforme. La tiédeur de la pièce accélère le tout. Ca devient de la colère, de la frustration. Une chose inconnue, mais néfaste. Une bête qui prend forme. Une bête qui a faim. Une bête qui veut mordre et dominer. Une bête qui veut manger le mouton. Une bête qui veut couper les ailes de l'hirondelle. « Alors si tu ne veux pas jouer Alicia, pourquoi t'es venue ici ? Pourquoi ?! » il fait les cent pas dans la pièce, il rôde, il tourne autour de la jeune femme. Il n'a pas imaginé ça, Marcus, dans son scénario. Il a pensé, crétin comme il est, qu'elle allait s'agenouiller, courber l'échine et reconnaître qu'elle avait perdu. Perdu parce qu'elle avait succombé à lui. Mais non. Non. Elle résiste et ça, c'est inattendu. « Je vais te dire, chérie, tu te mens à toi-même. T'es venue ici, parce que tu voulais me voir. Tu voulais me défier encore une fois. Ne rien lâcher devant moi. Sinon, tu aurais ignoré mon message. Mais non, t'es venue. T'es venue et pas uniquement par curiosité. » son visage exprime à la fois colère et envie. Ses yeux pétillent et ses iris brillent d'un désir inassouvie. Il croise les bras, l'air inquisiteur. « Tu sais pourquoi tu es venue ici. Ose dire que ce n'est pas parce que le souvenir des vestiaires te hante. » il marque un point. Il en est persuadé, il tient la victoire dans la paume de sa main. Et il a envie de jouer, encore un peu, d'aller plus loin. Plus loin dans la tentation, dans la provocation, dans le jeu.
Marcus saisit l'unique chaise de la pièce. Il la pose d'un geste fort et violent au sol. Il peut la casser, mais heureusement, ce n'est pas le cas. Il la pose face à Alicia. Il s'y assoit, garde les bras croisés. Il la fixe un long moment. Il tient le regard. Il ne lâche rien. Toi non plus, Spinnet.
« Sors ou reste, Alicia. » l'ultimatum se pose, car il est comme ça, Marcus. C'est noir ou c'est blanc. Certainement pas gris. « Si tu sors, tu perds. Si tu restes, tu perds. » la victoire, dans les deux cas. Il jubile, il sourit, le jeune homme. Il aime se sentir puissant, maître du jeux. « L'important, c'est de participer, non ? » et peut-être que la prochaine fois, tu gagneras, Alicia. Mais pas aujourd'hui, pas dans cette chambre, pas maintenant.

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MessageSujet: Re: overdose (malicia)   Mer 30 Aoû - 21:59


Elle semait de la lumière un peu partout.
Pourquoi ?
La compagne de l'ombre n'avait d'autre choix. Encore prisonnière, elle avait le don de s'épanouir parmi les ténèbres. Incollable dans son domaine de prédilection, ton paternel te contait les histoires des légendes et des mythes de la Grèce Antique. Une illusion pour les croyances, une allusion pour les morales. A ce stade de la situation toi et le démon rigolard n'en étiez pas loin. « Je préfère le mouton, c'est plus tendre que la chèvre. ». Un titillement moqueur frétille sur tes lèvres colorées au carmin. Un rire spontané qui en soit témoigne du burlesque de la situation. Tu ricanes en le regardant non sans quitter son regard qui s'argue d'une impatience. Il se veut conquérant sur un terrain qu'il pense au préalable pouvoir dompter. Seulement, la complexité du jeu repose sur le fait de pouvoir t'attraper. Tes ailes sont trop vivaces, elles aspirent à la liberté depuis toujours. « La viande de mouton plus tendre que le fromage de chèvre ? ». Tu continues de ricaner, toujours ce même son s'élevant dans la pièce ombragée. Il n'est pas compliqué d'entrevoir l'expression de ce visage qui si éloquent peine à contenir l'ivresse d'une colère qui prend racine et qui s'agitera très bientôt. Tu l'exacerbes légèrement, tout cela ne suit guère les règles de son jeu. Son ludisme passe uniquement par la démonstration de force, histoire de faire comprendre à sa proie qui domine. La est toute la normalité de ses relations. Avec toi, il doit apprendre à composer parce que l'imprévisible l'entre pas – ou jamais – dans la ligne de mire. « Qu'est ce que tu veux, Spinnet !? Tu te crois supérieur à moi ? Laisse moi rire. ». Tu ne veux rien. On ne peut rien attendre d'un homme comme lui. Il le sait, sinon il ne prendrait pas la mouche aussi aisément. Il sait que tu n'es ni une victime, ni une proie. « Tu souffres d'un complexe d'infériorité pour toujours vouloir prouver quelque chose ? Non parce que sinon il faut consulter, Flint. » Les faux-semblants deviennent son armure pour masquer l'impression de perdre pied. Tu sais qu'il est aussi coriace que la mousse sur un cailloux, qu'il tentera le tout pour le tout pour se donner le contentement du gain. Une victoire leurrée où l'issue sera un compromis régit par deux possibilités pour une seule et unique réponse. Alors joue, Marcus. Joue et tire les bonnes cartes. Frustré, froissé, l'offense pénètre les traits de son visage et l'encre de ses iris s'assombrissent. Son corps s'agite mais il contrôle, ses yeux lancent des éclairs mais il rompt le contact. Il recule s'éloignant de ta personne, te redonnant ainsi ton espace personnel. « Alors si tu ne veux pas jouer Alicia, pourquoi t'es venue ici ? Pourquoi ?! ». Et bien, c'est pas trop tôt. « Je vais te dire, chérie, tu te mens à toi-même. T'es venue ici, parce que tu voulais me voir. Tu voulais me défier encore une fois. Ne rien lâcher devant moi. Sinon, tu aurais ignoré mon message. Mais non, t'es venue. T'es venue et pas uniquement par curiosité. Tu sais pourquoi tu es venue ici. Ose dire que ce n'est pas parce que le souvenir des vestiaires te hante. ». La posture d'un fauve en cage, il respire la fureur par tous les pores comme il transpire la rage. Cette dernière est courroucée, en déséquilibre entre l'envie et le besoin. Entre les deux, le capitaine s'égare. Il a raison sur un point, le passage des vestiaires revient souvent dans ta tête. Un argument auquel il pense suffisant pour te voir plier le genoux. Brutalement, il pose la chaise et s'y installe de manière à être juste en face de toi. Les bras croisés comme pour lui donner une constance, plus d'importance. « Sors ou reste, Alicia. Si tu sors, tu perds. Si tu restes, tu perds. ». Ta suggestion de tout à l'heure était la bonne. Assez pour l'avoir observer lors des entrainements, assez pour en avoir été la cible. « L'important, c'est de participer, non ? ». Ses prunelles jaugent ton visage, s'attendant certainement à une victoire à porter de main. « Tant de blabla et de baratin pour des paroles qui décrivent exactement ce que tu ressens. Ton message tu l'as écrit parce que l'autre jour tourmente ton esprit. Et pour une fois que quelqu'un te résiste, tu y trouves du plaisir. ». Il n'y a que l'âme d'un froid tempéré dans ton intonation, pas même l'ombre d'une colère juste une brise sibérienne alors que l'atmosphère de la chambre respire la touffeur. Ouais, il parle pour lui et simplement pour lui. « N'inverse pas les rôles, tu es un gamin capricieux qui n'a pas ce qu'il veut. Alors non, tous les deux on ne joue pas dans la même cour. ». Un, deux, trois, peut être quatre. La trotteuse de la montre accroché à ton poignet s'accorde avec ta conscience. Cinq, six, sept, ou bien huit. L'instinct impulsif et prudent prend le dessus et tu t'avances de quelques pas juste  pour te tenir derrière lui. Neuf et dix. «  Peu importe le nombre de fois où je perds, le nombre de fois que tu me briseras, je continue de me relever. Voilà comment se résout l'équation du chien qui se mord la queue. ». Des murmures glissés à son oreille droite avec une moquerie dont la morale est une réalité limpide. L'ire de Marcus n'en sera que décuplée, ainsi est son tempérament sanguin. Tes deux mains viennent se placer sur chacune de ses épaules, ta tresse venant effleurer sa joue. « Non, la vérité dans ce jeu c'est que tu ne peux avoir ce que tu désires. Et que pour l'avoir tu  dois te plier à ton propre jeu. ». Un chuchotement. Flush Royal, une main hautement chanceuse au poker. S'il sait jouer, toi également. Tu te redresses et marche en direction de la fenêtre qui laisse filtrer une mince lumière. « Alors, Marcus. Lequel de nous deux ment ? ». A peine audible, certes mais tu sais qu'il l'a entendu.
Passion. Aime. Haine. Vous tirez trop fort sur la rênes.

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MessageSujet: Re: overdose (malicia)   Ven 1 Sep - 13:35


Il y a entre elle et lui,
Une mauvaise alchimie,
Deux aimants qui s'opposent.
Il y a entre lui et elle,
Un désir grandissant,
Dominer l'autre pour mieux se dominer.

Ne rien lâcher. Ne rien laisser paraître. Ne pas succomber à la colère et à la violence. Difficile et pourtant, Marcus résiste. Il se retient, serre les poings, s'assoit, croise les jambes, attend. Il veut dominer Alicia, c'est vital comme besoin. Il ne saurait expliqué son origine, mais ça le ronge au plus profond de ses entrailles. Ca le torture, ça l'empêche de dormir comme en témoigne les cernes naissantes sous ses yeux. Depuis qu'elle a débarqué dans l'équipe, Marcus a compris qu'elle allait lui poser un problème. Non, pas un problème. Plutôt une multitude de problèmes, même. Il l'a pressenti car dès le début, elle lui a fatalement tapé dans l'oeil et comme Marcus est loin d'être fin et diplomate, il n'a rien trouvé de mieux pour attirer son attention que d'en faire sa victime. Une hirondelle et une bête, mauvaise union. D'accord, la guerre est finie, oui, on célèbre la victoire de Potter et de son gang, mais il n'empêche que les idées puritaines sont encore bien présentes. Chez les Flint, on veut conserver la pureté du sang. Marcus a grandi dans cette optique et il lui semble fou de s'imaginer corps contre corps avec Spinnet. Pourtant, il l'a fait. Il l'a fait car cet imbécile pense que le sang-pur est voué à disparaître. Bien sûr, il se garde bien de le dire et il se refuse de l'admettre, mais Spinnet, par Merlin, il n'arrive pas à lui résister. Ca devient de plus en plus difficile, surtout depuis qu'il a goûté à sa chaire, depuis qu'il l'a eu entre les dents. « Tu souffres d'un complexe d'infériorité pour toujours vouloir prouver quelque chose ? Non parce que sinon il faut consulter, Flint. » Elle a raison. C'est cruel, c'est dur, mais elle vise là où ça fait mal, c'est une flèche qui s'écrase toujours sur sa cible. Le capitaine avale sa salive, sa colère, sa haine, son envie. Il s'engouffre dans des explications pour jouer, pour essayer de mener la partie, mais à chaque fois, sa belle refuse d'y prendre part. Il ne sait plus quoi faire. Lui, l'enfant roi, lui le premier fils né, il n'a jamais manqué de rien. Et naturellement, il déteste qu'on lui résiste. Elle est sans doute la première à le mettre dans un tel état. Oui, bien sûr, des nanas il en à la pelle. C'est un joueur de quidditch, une petite star, il peut en amener dans son lit chaque soir et une différente pour chaque jour de la semaine. Mais pas elle. Elle, elle lui résiste, elle ose et ça, il ne le comprend pas.
Un ultimatum.
Il le pose enfin, car il veut garder les cartes en main, mais son adversaire sait jouer. Elle le met au tapis aussi vite qu'il a décidé de lancer le jeu. Pourquoi ? Dis lui pourquoi ! « Tant de blabla et de baratin pour des paroles qui décrivent exactement ce que tu ressens. Ton message tu l'as écrit parce que l'autre jour tourmente ton esprit. Et pour une fois que quelqu'un te résiste, tu y trouves du plaisir. » Un plaisir monstrueux, même. Mais elle lui résiste et ça, c'est impossible. Ca ne peut pas continuer et pourtant, encore une fois, elle vise juste, la flèche frappe là où ça fait mal. Esprit tourmenté. Oui, complètement, mais une fois encore, Marcus refuse de l'admettre. Grand enfant, immature à souhait, il veut conserver ce masque d'argile qui lui va si bien. Un masque pour apparaître autrement. Comme un bel enfoiré, égoïste, égocentrique, moqueur et charmeur. Qui est Marcus ? Lui-même, il ne le sait pas. Non. Il est un peu de tout, un peu de rien.
L'hirondelle veut dominer et voler au dessus de lui. Alors elle approche. Elle approche et bordel, qu'elle est belle, bien calibrée, beau corps, belles fesses. Son regard se perd, son corps désespère. « Peu importe le nombre de fois où je perds, le nombre de fois que tu me briseras, je continue de me relever. Voilà comment se résout l'équation du chien qui se mord la queue. Non, la vérité dans ce jeu c'est que tu ne peux avoir ce que tu désires. Et que pour l'avoir tu dois te plier à ton propre jeu. » Elle chuchote à son oreille. Pourquoi ? Oui Alicia, Pourquoi tu tourmentes l'homme comme ça ? Au final, ça l'amuse elle aussi. Au final, elle s'est prise au jeu, mais elle ne s'est pas fait piéger dans la toile, elle l'a tissé. Tisseuse de rêves et de mensonges. Elle s'éloigne, elle recule, elle le laisse souffler. Presque bouché-bée, la défaite est amère. « Alors, Marcus. Lequel de nous deux ment ? » « La ferme. » il murmure entre ses dents, comme elle et tout comme elle, il sait qu'elle a entendu.
D'accord, Alicia n'est pas comme les autres. D'accord, elle lit entre les lignes. D'accord, elle sait appuyer là où ça fait mal. Mais elle est venue ici, ça veut dire quelque chose. Il en est persuadé. Le sorcier serre les dents, durcit sa mâchoire avant de se lever. Dos à dos, l'un regarde la porte et l'autre se perd dans la contemplation du paysage, qui va baisser sa garde en premier ? Certainement pas lui ! Sa raison lui dit de partir, de claquer la porte, de garder sa fierté. Mais, mais, mais (...) mais sa tentation lui fait cruellement défaut. Elle lui hurle de s'approcher, de l'effleurer, de l'enlacer. Torturé, le capitaine fait un pas en avant et trois en arrière. Il tourne la tête, observe le dos de sa camarade. Cède pour mieux résister. Tel un félin, il approche. Tel un félin, il se place derrière sa proie. Tel un félin, il se colle à elle, mais sans la toucher pour autant, juste l'effleurer. Son coeur palpite, l'envie le dévore, la raison s'évapore. Au pire, on réfléchira aux conséquences après, voir même demain. Sa main droite se referme autour de la taille de la sorcière. Sa main se dépose sur son ventre. Le tissu sépare les doigts de la peau, mais le frisson est bien là. Son autre main effleure du bout des doigts l'avant bras dénudé d'Alicia. Cède toi aussi. Et enfin, sa tête se loge dans la nuque de la jeune femme. D'un geste vif et sensuel à la fois, il déplace les cheveux pour déposer ses lèvres juste là. Juste à la naissante de la nuque. « Je mens. » il souffle un peu. Ca le casse de dire ça, mais il doit bien l'admettre. Il ment et ça ne prend pas avec elle. Ses lèvres approchent des oreilles d'Alicia, lentement, très lentement. « Parce que j'aime ton contact, j'aime que tu me résistes et que j'ai envie de toi. » il pose des mots, comme ça vient, comme il le ressent. Un de ses mains se libèrent, saisit le menton de l'hirondelle et le tourne pour croiser le visage du garçon. « Et toi aussi, Alicia. Toi aussi, tu mens. »
Et ses lèvres se scellent à celles de Spinnet.

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MessageSujet: Re: overdose (malicia)   Sam 2 Sep - 18:45


Voguer sur d'autres rives, migrer sur d'autres terres. Un besoin de prendre le large, l'impression de manquer d'espace. Profondeur ou surface, ton appel est le même : celui d'être sans chaines. Ivresse d'une liberté que l'on chérit pour recouvrir un semblant de normalité pour une motivation à la vie qui se veut fébrile. Un rien qui fait un tout, un tout qui fait un rien. Tout cela ne tient qu'à une philosophie, celle du ni plus ni moins. C'est cela qui t'a permis de reprendre le dessus, d'ouvrir à nouveau les yeux sur une clairvoyance prompte. La délivrance d'un abandon dont vous êtes l'unique ligne directrice, une vague de plein droit qui se calque seulement sur les cantons des bases et rien d'autre. C'est cette liberté qui t'a redonné l'audace de rebondir sans jamais rien lâcher. Une ténacité qui aux jours d'aujourd'hui ne cesse de caresser la colère qui t'habite. Marcus semble avoir le chic pour faire cohabiter deux sentiments parfaitement opposés. Il n'y a que lui pour apporter l'obscurité sur une journée d'été, pour faire ressortir ton coté cavalier. Une parole véridique pour un esprit brave et volontaire, prend garde à la l'obstination de ta témérité. La mise en garde du vieux bout de chiffon magique avait été émise comme un constat mais tu l'avais ressenti comme une menace préventive. Il savait ce que tu ignorais encore. Le regard plongé dans le vague de l'artère principale de l'Allée des Embrumes, tu laisses le clair-obscur noyer le filon de tes pensées. « La ferme. ». Une impolitesse sifflée, certes mais dont il ne prend aucune mesure pour la dissimuler. Il veut que tu l'entendes, que tu la prennes en compte. Un rire silencieuse blasé donne de la rondeur aux coins de ta bouche. Cette relation est un match qui conservera toute nullité, il n'a pas lieu d'être, il n'y a aucun but, aucune issue. Paupières closes, tu attends que la porte claque mais le bruit du fracas ne vient pas. L'homme n'est pas, seul le spectre du malin rode. Il ne fait jamais rien sans rien, selon son jeu jamais personne ne gagne – si ce n'est lui-même. Son  ultimatum posé aurait eu raison d'une âme faible et sensible. Les émotions trahissent son porteur, elles ne font que freiner l'avancée et n'ont pour seule promesse : la souffrance du cœur et la déchirure de la conscience. La sensation d'être vulnérable tu l'as déjà ressentie par le passé. Entre la culpabilité et l'impuissance l'identité d'Alicia n'est plus. Elle n'était qu'un fantôme, une enveloppe corporelle vide sans la moindre sensations. Les ombres de la nuit dansaient sur son visage fatigué et émacié. Elle craignait de devoir fermer les paupières, elle hurlait pour lutter contre ses batailles cauchemardesques. Alors, dis-moi mon ange, te souviens-tu de cette Alicia là ? Les images d'une période antérieure défilent dans ton esprit, embrouillant à la fois le bon et le mauvais, les rires et les pleurs comme le serait la divergence entre le mort et le vivant.
Même dans le noir, tu perçois le souffle du serpent dont la proximité ne se joue qu'à quelques centimètres. Il le tâte le terrain d'un domaine qui est le sien mais qui jalonne aussi avec des indécisions. Et le cœur bourdonne dans ta poitrine. Et la boussole s'affole de cette proximité qu'il rompt lorsqu'il passe une main autour de ta taille juste au niveau de ton ventre. Entravée d'une emprise qu'il raffermit lorsque tu tentes de te  dégager. Son autre main frôle à peine ton avant bras laissant la naissance d'une sensation à la fois étrangère et  coutumière. Cette sensation n'est pas si lointaine, relative à quelques jours seulement et pourtant cela pourrait être une première fois. Un prédateur torture ses victimes comme un marionnettiste joue avec ses personnages de bois. Intérieurement, l'anxiété prend racine, la prudence se développe. Le sorcier feint tout respect de l'espace vital, toutes bienséances car lorsqu'il veut quelque chose, il l'obtient. Hors, tu lui mets des bâtons dans les roues et cela il est bien loin d'apprécier. Le poids léger de sa tête qui se place sur ta nuque, tu te figes. L'immobilité de ton corps il doit le deviner aisément alors que son souffle danse dans le creux de ton cou. Sa main dégage tout en délicatesse ta tresse sur le coté de ton épaule provoquant ainsi un légère vague de frisson le long de échine dorsale. Ses lèvres un contact de velours contre ta  nuque comme une broderie qu'il viendrait de réaliser sur ta peau. Il emprunte un chemin, une attitude d'être et de gestes qui ne lui ressemblent pas. A quoi joues-tu Marcus ? « Je mens. ». Non, il ne joue pas. Il le concède. Un aveu qui lui coute, qui brise un comportement qu'il n'adopterait jamais. Une nouvelle peau qu'il tente revêtir ? La méfiance est de bon conseil, de bonne guerre. Sa bouche suit le chemin jusqu'à tes oreilles avec  une paresse qui annonce la couleur de sa prochaine action. « Parce que j'aime ton contact, j'aime que tu me résistes et que j'ai envie de toi. ». Ses dires sont l'image d'un genoux ployé. Un temps intermédiaire pour suspendre l'hostilité ou bien juste une vérité ? L'une de ses mains attrape ton menton pour saisir ton attention, que vous soyez face à face. « Et toi aussi, Alicia. Toi aussi, tu mens. » . Réfléchir n'est pas un luxe auquel il t'autorise comme s'il craignait que ton esprit tergiverse trop. Flint capture tes lèvres. Tu ignores la véracité de ces mots dans la profondeur d'un baiser qu'il a initié. Un échange carmin de passion, vermillon de divergences, rouge d'une colère qui s'ancre entre une contiguïté que le sorcier semble effrontément dessiner. Résiste. Cède. Tu lui accordes le second alors que tu t'attardes à le prolonger. Résiste. Ses mots reviennent en boucle dans ta tête, suffisamment pour que tu t'éloignes quelque peu en posant une main à plat sur son torse. Le souffle court, les battements forts d'une bataille qui croque presque l'esquisse d'un drapeau blanc ? La raison se pose en bouclier pour prévenir le pire. Le désir s'invite en guerrière pour accuser ses dires. Si tenace, si fière est le lion. Le félin vit de conscience et de passion.
Flint à inverser les rôles. Depuis quand est-il capable de ça ? Tu as été dupée en beauté. Il repris les rênes de la situation, la contrôlant avec une audace qui n'a fait appelle qu'à la vérité pure et simple. Tes actes lui donnent raison. Tu mords ta lèvre inférieure pour mieux te flageller d'être aussi idiote. « Okay, je mens. Et tout cela nous mène où ?  » Ton grain de voix est calme mais teinté d'une ironique qui traduit sans le moindre doute ton trouble quand bien même tu donnes le change. Le silence prend glorieusement sa place comme un témoin légitime.  Ta main retombe le long de ton corps. Tu secoues lentement la tête finissant par poser ton front contre son torse. « Tu m'énerves, tu m'agaces, 'j'ai même envie de te frapper ! ». Souffles-tu énergiquement tout en lui donnant un coup dans le ventre, mais c'est  surtout ton poing qui s'heurte à ses tablettes de chocolat. Allez baisse les armes Alicia. C'est un jeu malsain qui n'apporte rien de bon. La dualité du oui et du non. La feu est capable de faire fondre la glace tout comme cette dernière peut embraser les flammes. La curiosité est un dérivé de la tentation. Impulsive ou non – tu ne saurais le dire – tu l'embrasses à ton tour avec une douceur détaillée qui te surprend. Tu t'écartes rapidement consciente de ce que tu viens de faire. Tu sens son regard sur toi, presque amusé. « Ne me regarde pas comme ça ! Ce qui vient de se passer n'est p – ... ».
L'évidence est limpide. Et tu n'y peux rien.

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MessageSujet: Re: overdose (malicia)   Lun 4 Sep - 14:09


Elle ne le repousse pas. Non. Alicia ne le repousse pas, à son tour, elle se laisse prendre au jeu et répond à son baiser. Le silence laisse échapper quelques souffles d'envie, celle-ci grandit, pourquoi ? Marcus ne sait pas, Marcus ne sait plus. D'ordinaire, il agit à l'instinct, ne réfléchit guère ou pas assez, sauf sur un terrain, brillant tacticien. Mais avec Spinnet, c'est autre chose. Oui, avec elle, il est incapable tout simplement de penser. La logique s'évapore, seule l'envie persiste. Tentation inavouée, pourtant, Marcus est obligée de faire preuve de sincérité pour faire céder la carapace de l'hirondelle. C'est une chose dont il n'a pas l'habitude, pas du tout même. Car oui, si on connaît le premier fils Flint, on sait qu'il domine, il n'est pas dominé. Quand il exige, il obtient, si on lui refuse, il prend. Il est le géant, mais tout aussi grand qu'il est, Spinnet arrive à lui faire plier le genou, à baisser sa garde et à prouver qu'au fond, Marcus, a une humanité. Enfouie très loin en lui, elle surgit quand il s'y attend le moins.
Défaite adoucie au goût subtile.
C'est tout ce que l'on peut retenir de cet échange. Oui, le capitaine a perdu la rencontre. Obligé de céder, obliger de se dévoiler, mais tant pis. Car la récompense est un échange qu'il savoure. Tous ses sens sont en alerte. Il redécouvre une nouvelle fois les lèvres de la jeune femme. Elles sont fermes et tendres à la fois, comme une caresse qui est différent de l'ancien. Parce que oui, quand ils se sont embrassés pour la première fois, c'était violent, c'était fort, c'était pour dominer l'autre et déguster la victoire. Là, c'est différent. Marcus devient accro, il veut vivre son overdose avec Spinnet, apprécier chaque échange pour mieux s'en délecter. Le jeu devient un simple prétexte pour cacher des émotions et des sentiments naissants. Non ! Elle reprend le contrôle Alicia, elle rompt le baiser et recule, une main sur le torse de l'homme, sa tête contre son torse. Boom, boom, boom ! Elle peut entendre le coeur du jeune homme, car il en cache bien un, qui tambourine dans son torse. Tais-toi. C'est ce qu'il veut crier, le sorcier, crier à son palpitant qui lui désobéi, mais il n'y peut rien. Son corps ne lui obéit pas, la preuve quand un frisson le saisit et le parcours, grimpe dans son dos, jusqu'à disparaître dans l'échine de sa nuque. « Okay, je mens. Et tout cela nous mène où ? » Parce que ça doit nous mener quelque part ? il le pense, mais ne parle pas Marcus. Il laisse le silence prendre le dessus, plusieurs secondes qui peuvent paraître des minutes avant de marmonner quelques paroles, sans bouger pour autant, statue de cire et d'argile. « Pourquoi tu veux trouver un sens à tout ça ? Pourquoi tu veux trouver un sens à tout ? Il faut savoir admettre que certaines choses n'en n'ont pas. » loin de lui l'envie d'enfiler la tenue d'un philosophe, mais c'est une maxime à laquelle il veut s'accrocher, Marcus. Pourquoi ? Simplement parce que sinon, il devrait trouver une raison, un sens, une logique à ce qu'il ressent à cet instant précis pour elle et ça, pour le moment, il n'est pas prêt de le faire, il s'y refuse.
Et elle tambourine sur son torse, elle le frappe, elle s'énerve, elle s'agace car comme lui, elle comprend qu'il y a un lien qui se forme malgré l'aversion qu'ils ont l'un envers l'autre. « Tu m'énerves, tu m'agaces, j'ai même envie de te frapper ! » Marcus ricane, il a réussi inverser la tendance, mais pour combien de temps ? Elle s'insurge de la situation, lui, il s'en amuse, si ce n'est plus. Un regard en biais, il croise le sien. Le sorcier ne peut s'empêcher de laisser naître un sourire narquois sur le recoin de ses lèvres, lèvres qui se retrouvent bientôt prisonnières de l'emprise de l'hirondelle. Le baiser se veut doux, subtile. Et volontairement, Marcus la laisse dominer et y mettre un terme. Nouvel échange visuel, nouveau regard un brin moqueur. « Ne me regarde pas comme ça ! Ce qui vient de se passer n'est p – ... » La ferme, Spinnet.
Ses lèvres se ferment de nouveau sur les siennes, mais pas que. Ses mains se posent sur les joues de la jeune femme pour la maintenir, mais pas avec férocité, avec sensualité plutôt. Ses doigts effleurent sa peau, saisisse une mèche rebelle pour la coincer derrière son oreille. Le baiser se veut plus impulsif, plus fougueux également et d'avantage audacieux. Le sorcier le prolonge autant que possible. Ses sens lui hurlent encore, encore, de ne pas s'arrêter et il craque. Le jeu est fini, car il n'a plus aucun intérêt, mais qu'ils ont chacun reconnu mentir et se jouer de l'autre, mais surtout d'eux même. Une voix à beau lui hurler de se reprendre, Marcus, reprends-toi ! Il ne l'entend pas. Il appuie sur la sourdine tandis ses lèvres cherchent presque à dévorer celles de Spinnet. Ses mains glissent, quittent les joues, effleurent les courbes de ce corps encore protégé par le tissu. Sa main trouve le chemin des bretelles de cette salopette et la première bretelle tombe, la seconde ne tarde pas également. Son autre main l'entoure, l'enlace pour la serrer contre lui, tandis qu'elle se glisse sous son haut pour entrer en contact sa peau. Une caresse qui accentue l'envie, émousse définitivement la raison. « Ce qui vient de se passer n'est pas ce que je crois ? » souffle-t-il enfin en mettant fin à ce bais endiablé. Un rire grave s'échappe suite à sa phrase. C'est toujours Marcus, c'est toujours pour se moquer, mais cette fois, il n'y a rien de méchant, de brutal, bien au contraire. C'est taquin, c'est même mignon. Et ses mains descendent au niveau du fessier d'Alicia, pour la soulever d'un geste, la porter à sa hauteur. « Voilà qui est mieux. » admet le capitaine, même si l'idée de la dépasser d'une tête ne lui déplaît pas. « Tu veux toujours me frapper ? »

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MessageSujet: Re: overdose (malicia)   Mer 6 Sep - 12:55


Trouver un sens sans se perdre. Une luminosité ténue contre l'obscurité. La flamme d'une bougie lorsque l'électricité n'est plus. Le soleil succède à la lune comme la nuit vient après le jour. Juste une énumération logique pour justifier les actions, leurs donner un sens. Ni plus ni moins. Une philosophie qui est devenue la tienne tel un point d'ancrage qui te permet de maintenir le cap, d'être au dessus de la surface avant de chavirer puis de te noyer. Avoir perdu ton camarade ne doit pas t'empêcher de vivre ta vie, Alicia. Trouve des raisons suffisantes pour te le prouver. Tu n'avais pas besoin d'un psychomage pour le savoir mais tu avais besoin de l'entendre de la bouche d'une autre personne pour le réaliser. Alors oui, tu donnais un sens à tout, c'est ainsi que tu raisonnais depuis presque un an. Une année pour apprendre à lutter contre les démons de minuit, à entreprendre d'avancer pas à pas pour un avenir auquel tu rêvais depuis l'enfance … La forte franche et la ténacité, la fidélité et la bravoure c'est tout ce qu'il te reste à présent. C'est tout ce qui demeure de l'ancienne rouge et or : un cour de lionne. Ton combat se corse lorsque le démon rigolard est dans le coin. Il éveille la haine du passé et l'ivre rancœur du présent. Il invoque l'arrogance et le charme, départ d'un duel où il n'est pas toujours vainqueur. Le mystère que dégage ton aura dialogue pour lui. En voilà un bien joli divertissement. L'instrument de l'ennui, le dessin de l'oubli. « Pourquoi tu veux trouver un sens à tout ça ? Pourquoi tu veux trouver un sens à tout ? Il faut savoir admettre que certaines choses n'en n'ont pas. » Parce que tu ne laisses jamais la dérive t'emporter sur un chemin qui ne te ressemble pas, celui d'un tracé qui ne se justifie pas. Ton regard croise le sien et tu l'observes en songeant au filon de ton esprit qui cogite et cogite encore. Les choses ont un sens Marcus, si elles n'en avaient pas alors je comprendrai pas le devoir du deuil pour avancer, la victoire pour devancer les cauchemars. « Je n'admets pas car il  a toujours un sens, qu'on le voit ou pas. ». Tes propos sont vrais, tu n'acceptes pas. Un rire emplit de fausseté transparait  aux coins de tes lèvres, donnant le change sur l'apparence des ombres qui tourbillonnent dans ta tête mais guère derrière le masque.
Sous la brume, l'erreur est commise.
Sous la paume de ta main, son cœur est comme le bruit incessant d'une avalanche. Un miroir de neige sous le siège ardent, tout devient la synchronisation d'une fusion. Fusion d'un cœur, fusion des sentiments, fusion de mouvement, fusion d'un inconnu. Aussi étrange soit-il, il invite à s'y abimer en fermant les paupières. Se noyer dans les ténèbres pour chasser une raison qui empêche le pêché, la blessure, la déception à venir. Une raison qui prévient du pire, qui protège de l'insolence qui deviendra souffrance. Tout à l'heure. Demain ou même après-demain. Le face à face avec la réalité n'est pas encore éveillée et les lèvres de la bête te fait taire. Il bâillonne ton discours de sa bouche sur la tienne en un dialogue à deux tandis que ses mains s'attardent sur tes joues. Il tient à conserver la proximité, éviter que tu t'éloignes et que tu abandonnes clairement le jeu. En ce jour, il est terminé, délimité par un statut quo. Son contact est un langage qu'il contrôle du bout des doigts avec une harmonie qu'il tempère entre la mesure langoureuse et une audace qu'il est bien loin de feindre. Plus ses lèvres dansent sur les tiennes plus ta réponse y demeure favorable. Ne te laisses pas prendre à ce jeu, defend-toi ! Ta conscience s'arme de prudence mais tu sembles sourde aux appels donnés. Tu sais la cadence de son baiser en y prenant part à chaque fois comme un plaisir inavoué. Tout cela n'a pas lieu d'être, Alicia.  Entreprenant, égocentrique tel a toujours été le jeune homme et ce n'est que lorsque ses mains glissent le long de tes hanches que tu te rends compte de ta vitesse de manœuvre. Une main te rapprochant un peu plus de son corps. Sa chaleur contraste avec la froideur de ta peau qui frisonne sous tes doigts. Deux brettelles d'enlevées mais avant qu'elles ne glissent tu les rattrapes. « Ce qui vient de se passer n'est pas ce que je crois ? ». Une interrogation narquoise éclaire le bas de son visage, donne un peu d'éclat solaire à ses pupilles d'ordinaire assombrit. Sa facette autoritaire n'est qu'une bribe mutine qui jongle entre le caprice et le droit. Il ricane, preuve qu'il y a cette part en lui mais que bien des reflets jouent avec les couleurs. Un reflet d'humanité et peut être même de touchant. Tu prônes le silence sur tes traits d'expressions et l'étonnement se veut soudain lorsqu'il te soulève pour te porter de façon à ce que vos regards se jaugent, se toisent. En te surprenant, tu laisses tomber ton vêtement, tes jambes s'accrochant à sa taille. Tes sourcils se fronce d'une certaine colère qui t'irrite au plus haut point parce qu'il continue d'être cet être provocateur qui pense avoir tout en main. Seulement la situation actuelle lui donne un point.
«  Non c'est en rien ce que tu crois. Tu n'as jamais cru en rien, je me trompe ? ». Un mensonge pour dessiner une lourde vérité. Celle du faux pour prêcher le vrai, celle d'un mal qui fait un bien. Tu te rapproches de lui – autant que cela peut l'être – vos iris toujours fixées les unes aux autres. Tes deux mains chorégraphient aisément à déboutonner sa chemise révélant ainsi la musculature sans défauts du sorcier.  « Voilà qui est mieux. ». A la même hauteur, déciderais-tu de jouer sur une égalité Marcus ?  A quoi tout cela rime ? Laisse les ondulations des vagues t'emporter, l'espace de quelques instants. « Tu veux toujours me frapper ? ». Levant la main, tu te contorsionnes de manière à fait tomber complètement les volets. Ainsi l'ombre régit complètement – ou presque -  l'enceinte de la pièce. La vérité est une écume dans les profondeurs, pas encore prête à être accepter. Tu ne veux pas le regarder dans les yeux pour lire entre ses lignes. Y voir l'esquisse d'une toile qui  est vivace dans l'intimité mais qui nourrit la haine en public. Tu as tellement lu chez autrui ces dernières années qu'il t'est facile d'imaginer les conséquences. Son haut à rejoint le sol et deux échines opposées se rencontrent pour la seconde fois. La sensation n'est pas la même, elle n'est pas définie par la violence et la domination mais uniquement par la découverte qui accentue une équation encore non résolue. Ta main droite glisse derrière sa nuque tandis que l'autre maintient ton équilibre. Une caresse légèrement joueuse mais tendre à la fois. Tu déposes un premier baiser au coin de sa lèvres, un second sur joue, mais le troisième ne vient pas. Ton souffle effleure le lobe de son oreille et encore le silence. Une fraction de secondes, peut être des minutes où les battements du muscle primaire tonnent avec une vitalité qui attend que l'heure sonne. « Donne-moi un argument qui pourrait prétendre le contraire ? ». Un chuchotement qui caresse son oreille, fait écho à une conscience qui bien qu'elle tolère la patience ne peut totalement admettre que l'ennemi soit aussi proche physiquement de toi – si ce n'est mentalement aussi. Les doigts de ta main gauche se fraient un chemin dans ses mèches noires de jais alors que tu presses tes lèvres en une ligne mince ne lui accordant qu'une œillade furtive. Bien que la chambre soit plongée dans l'obscurité, un trait de lumière te permet d'entrevoir brièvement l'encre de ses pupilles. C'est pas très net mais suffisant pour traduire ce qu'il y aura à déceler – ou non. Sa respiration est un filet de frisson, entre le chaud et le froid contre ta bouche. La dualité s'active encore, elle est curieuse d'être un appât, tenter d'appuyer sur le bouton pause rien que pour une fois. Tu effleures sa lèvre inférieure d'un sourire avant de secouer la tête en repensant à ce qu'il t'avait dit l'autre jour. Peut-on réellement de dompter Alicia ? Non. Personne ne le peut Marcus car sans liberté il ne reste qu'une coquille vide.


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